La rupture, l’évidence, son alimentation, le quokka et mon chat intérieur…Descartes a mal!!

Tout est parti d’une discussion joyeuse sur une rupture. Mon pote en était à cette phase où celle qui fut sa moitié, la perle rare, son évidence- arrêtez avec ça: les photos avec la légende « mon évidence, hashtag l’amour de ma vie » ça m’écoeure et pas au sens québécois du terme….nope! – était devenue l’infréquentable.

Photo de cottonbro sur Pexels.com

L’évidence, tu sais ce que c’est (oui on a des discussions profondes quand y a rupture passé un certain âge, un âge certain…ement pas si vieux que tu imagines tout de suite)?

Après recherches, Descartes indiquait que c’était la marque de vérité qui pouvait être dans toute discipline où l’on pouvait passer de l’errance des esprits (j’aurais tellement aimé vivre à cette époque…pour dire « t’as tort blaireau, je ne suis pas d’accord » tu disais « nous sommes dans une errance des esprits » je ne m’en remets pas) à l’évidence qui les accorde. Genre la preuve irréfutable que tu as raison, mais en mieux exprimé quoi! 

Tu imagines la suite de la discussion « donc tu vois je peux dire évidence pour parler d’elle mon amour, ma vie (erk, on reparlera de cette expression un autre jour, sinon tu n’auras jamais la chute de cette histoire mémorable, que je me devais de te partager), puis tu vois l’évidence c’est un truc qui te paraît évident. Elle et moi, ça me paraissait évident » « C’est évident sur le moment, tu décris un truc fulgurant le coup de foudre, l’attirance, c’est pas de l’Amour » (c’est là que tu sens que tu as vieilli ou que les nouvelles technologies et la baisse de couts qu’elles entrainent ont fortement modifié les détails d’une conversation. Remontons 10 ans en arrière : « elle m’a larguée » « merde » « ouais » « ça va? » Bah non, on va au Red Lion? » « j’arrive »). 

Photo de Shamia Casiano sur Pexels.com

Erreur fatale, j’avais lâcher le gros mot, l’insulte, la notion brumeuse….

« Mais, et c’est quoi de l’Amour? » Frisson de déconvenue, on parle de l’évidence, et je suis face (timé) à une personne qui m’interroge sur des notions dont nous pourrions débattre pendant des heures. Je ne pourrais pas avoir raison. Concrètement, je veux bien m’y risquer mais là ça va, une question philosophique à la fois. Subtilement mais non moins autoritairement j’ai reconduit notre conversation sur le chemin tortueux de l’évidence « Quand tu l’auras trouvé tu le sauras » (cette phrase, tu peux la tester fonctionne avec tout, une indication de chemin, une demande inopinée de mari, enfants, amis qui cherchent un truc, la définition de l’Amour…ovation à chaque fois). 

Je te fais un résumé de notre conclusion commune « l’évidence, tu vois ça crève les yeux » « preuve que c’est pas bon », « c’est évident » il était d’accord et drôle, nos esprits ont arrêté d’errer (je viens de t’épargner plusieurs heures de discussions passionnantes).

Je te passe la description de tous ces moments fantastiques vécus pour en arriver au point de non retour. Ce moment où son évidence, non sans faire plaisir à Leibniz, est devenue une « erreur mémorable », où comment même « ces vacances au Mexique sur cette plage paradisiaque n’étaient pas si bien, en fait on s’est pris la gueule toute la semaine » « au cours de laquelle tu l’as demandée en fiançailles….les yeux crevés donc ».

Et au milieu d’une longue liste de petits soucis et défauts en tout genre, est arrivé un inattendu « elle bouffait de la merde et faisait la gueule en permanence ». Et là attention, dans ces moments-là, ton rôle d’ami c’est de ne rien dire. Au moment du point de non retour, tu as ouvert le bureau des plaintes et lui sa boite de Pandore. L’objet de la suite de la conversation c’est que ton pote n’ait pas honte de son incontinence verbale relative à son ex car il sait (c’est un code, tu le respectes) que tu ne vas pas l’interrompre, et que tu ne répéteras jamais ce qu’il vient de te dire…et si tu es amie avec les deux, tu prends sur toi car tu auras l’autre version des faits (et dans une histoire il y a 3 versions : deux qui sont subjectives vécues par les protagonistes et une objective vécue par un observateur impartial. Concrètement cette version là tu ne l’entends jamais….j’espère).

Une fois le face time terminé, la relation de causes à effets de cette phrase m’a perturbée à un point que tu n’imagines pas.

Comment dans son cerveau colérique a-t-il pu mettre en relation ce que son ex-évidence mangeait et sa passion pour être mécontente en permanence? A quel moment tu dis ça? C’est pas une cause de rupture, « tu vois tu manges mal, du coup tu fais la tronche, c’est sans moi » te faire larguer sur cette phrase ce serait presque poétique. Genre si ça t’es arrivé raconte, parce que cette phrase ne sort de nulle part, surtout venant d’un gars qui prend un malin plaisir à tester tous les fast foods. 

J’ai fait des recherches (je t’imagine m’imaginant taper sur google « bouffe gueule » et c’est beaucoup plus pathétique que quand je l’ai fait) et en fait…

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Dans notre intestin, on a approximativement autant de neurones que dans le cerveau d’un chat: 200 millions pour être exacte. Dans le cerveau, la plupart d’entre nous (certains en ont beaucoup moins…)en avons 90 milliards mais avoue que l’expression tu es un ventre prend carrément tout son sens. Dans mon ventre j’ai l’équivalent des neurones d’un cerveau de chat (oh hé chacun trouve la fierté où il veut, ne fais pas la fine bouche).

En fait, et c’est très sérieux, c’est ton ventre enfin ton intestin qui crée 95% de la sérotonine totale de ton organisme. Et la sérotonine est considérée comme l’hormone du bien être. C’est décrit comme « un messager chimique du système nerveux central intervenant dans de nombreuses fonctions physiologiques: le sommeil, l’humeur, la dépression, le comportement agressif…Elle est fabriquée à partir de l’acide aminé tryptophane que l’on trouve dans (roulement de tambour et défilé de majorettes) l’alimentation ! Tu en trouves notamment dans le riz complet, les légumineuses, les oeufs, produits laitiers, viandes, poissons gras, le chocolat noir, les bananes, les noix et les graines….pas dans le Mc DO je te vois venir « ah mais y a des produits laitiers, des graines, de la viande » oui mais non, je te parle de produits non transformés ailleurs que dans ta cuisine.

J’en étais sure! Moi quand je mange je me sens bien, mais bien, tu verrais ça, on dirait un petit quokka (mais si tu sais le marsupial d’Australie qui est surnommé « l’animal le plus heureux du monde », va voir les photos c’est moi quand je mange ou que tu me promets à manger).

Photo de Tim Mossholder sur Pexels.com

Ce n’est pas la seule hormone liée au bonheur, notre corps en crée une multitude…raison pour laquelle je me suis fait une note pour une autre occasion « ouais mais si tu avais su comment l’aider à sécréter plus d’ocytocine, elle aurait pu mieux gérer ses problèmes avec la sérotonine » suivi d’un « j’dis ça, j’dis rien »… mes futures discussions vont mal se terminer c’est certain!

Sur ce, je te laisse….j’ai faim!

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