L’échec, Socrate, la sérendipité, toi, moi et les post-it – à tes souhaits

C’est exactement ça. Reste sauvage à l’intérieur. Ne laisse pas les codes définir tes échecs.
Photo de Ikhsan Sugiarto sur Pexels.com

En cette journée de neige qui ne tient malheureusement pas, je me suis demandé quel sujet pourrait te remonter le moral. Je me suis naturellement tournée vers la notion d’échec qui est le mot par définition qui te fera sourire. Non? Ah oui je vois, tu es de ceux qui considèrent l’échec comme une notion négative? Tu as raison.

Vivre une période d’échec, ce n’est clairement pas positif, je te l’accorde – la puissance de cette phrase « l’échec, c’est négatif », vous avez deux heures!- pour autant, sans échec, la réussite n’est pas. « Le miel n’est pas vraiment le miel sans le vinaigre » (Vanilla Sky) ce à quoi tu peux répondre « le miel est une chose mais le prix du miel en est une autre » (proverbe turc). Tu l’auras compris c’est parce qu’à un moment donné tu as eu la sensation d’échouer que ta réussite a eu le goût sucré du bonheur – je mets un peu de chaleur dans ta journée.

Quand je vis ce que je considère être une situation d’échec – et c’est un sentiment quotidien chez moi, je ne me réjouis jamais longtemps de rien, je me dis toujours que, quelque part, j’ai échoué -je suis dans un état de tristesse intense. Rien ne pourra me consoler, je me sens comme étant en dessous de tout et je n’ai qu’une envie, me mettre dans un plaid et regarder Friends sans que personne ne m’interroge sur ce qui ne va pas ou n’essaye de me consoler. Tu as remarqué, comme dans ces situations, tu ne supportes ni ceux qui tentent vainement de te consoler ni ceux qui essayent de relativiser ton échec. Car ce que tu subis au moment M personne PERSONNE ne peut le comprendre. Et d’ailleurs tu ne demandes à personne de te comprendre.

On nous parle très souvent de réussite, alors que quelque part la nature humaine veut que nous soyons faits pour savoir comment la gérer – avec le sourire et un Hermès…ça va c’est de l’humour pour le sourire ça colle des rides- mais on nous parle bien trop rarement de comment gérer l’échec.

Certains refusent de parler d’échec et lui préfèrent le terme de rebond. Il me semble que le rebond se fait juste après la chute et ne pas parler d’échec c’est se diriger vers lui à vitesse grand V.

L’échec est très personnel, il t’appartient, et personne n’est en droit de le, ni de te, juger. Dans une situation équivalente, ce que moi je considère comme une réussite, tu le considéreras peut être comme un échec. Alors la première chose que je te conseillerai c’est de vivre ton échec. Vis le à fond, parce que c’est une loi physique : quand tu touches le fond, tu remontes.

C’est le rebond de ta chute qui créera l’initiative de toutes tes idées géniales qui vont arriver…attends un peu…encore..là maintenant non? bon bah réfléchis encore.
Photo de Rodolfo Clix sur Pexels.com

« C’est en touchant le fond que l’on refait surface, toute la vie est dans cette parabole » -Itinéraire d’un enfant gâté.

Libre à toi de donner l’impulsion nécessaire à ta remontée, le choix t’est offert de t’allonger ou de rebondir. Choisis la deuxième option car renoncer est l’échec ultime, et ce n’est pas moi qui le dis c’est un monsieur vaguement philosophe du nom de Socrate « la chute n’est pas un échec. L’échec c’est de rester là où on est tombé. » – c’eut été de moi j’aurais ajouté comme une crêpe, mais on a pas la même philosophie.

Alors je te vois venir, tu vas me proposer un exemple de situation vouée à l’échec où il serait préférable d’abandonner, et je vais te dire mauvais exemple déjà parce que je suis de mauvaise foi, ensuite, je vais développer un peu. Ne pas rester où tu es tombée ne signifie pas t’obstiner mais peut être juste revoir tes objectifs et faire en sorte de les passer par paliers. Rome ne s’est pas faite en un jour disait ma grand-mère et pour être allée à Rome quelques fois, je peux t’assurer que tu peux la croire. Puis, en te fixant des objectifs par paliers, concrètement tu te prépares petit à petit à atteindre ton objectif ultime et les difficultés vont en augmentant. Si tu échoues en chemin, ta chute sera moins haute. Ce sont des concepts que tu apprends quand tu débutes ta vie, l’équilibre et la prise de risque : tomber de ta hauteur fait moins mal que tomber de ton lit en mezzanine- tu étais tellement intelligent enfant que t’est-il arrivé en chemin?. Puis de ta hauteur, tu tentes de tomber de ta petite chaise etc…tu vois où je veux en venir – pour les plus lents: ta prise de risque dépend de ton apprentissage de tes chutes précédentes.

D’ailleurs, en sciences l’échec n’existe pas…nooon on appelle ça la sérendipité, l’art de prêter attention à ce qui surprend et d’en imaginer une interprétation pertinente – c’est beau mais ça te parle pas…normal. Wikipédia indique que c’est « le fait de réaliser une découverte scientifique de façon inattendue à la suite d’un concours de circonstances fortuites et très souvent dans le cadre d’une recherche concernant un autre sujet ». C’est très littéraire pour des scientifiques, mais ça signifie SE PLANTER en fait. En gros, tu veux créer une colle forte puis manifestement tu te trompes allègrement et tu crées une colle qui ne tient pas. Echec donc. Quelques années plus tard, un de tes collègues se sert de ta colle naze pour coller des petits papiers -toi aussi tu penses à Régine – sur son bureau et les décoller et bim de l’échec nait le succès. Les deux collègues que leurs chefs ont peut être appelés losers en réunion de ressources humaines venaient de créer le post-it…produit phare de 3M quand même.

Quand tu foires un truc, sois créative. Un échec peut la plupart du temps être transformé en quelque chose de positif. Après c’est sûr que si tu es chirurgien et que tu as échoué une opération…je ne peux pas t’aider. Photo de Pixabay sur Pexels.com

Certains me contrediront et me diront que la sérendipité c’est plutôt le fait de faire une découverte par hasard. Je n’irai pas à l’encontre de leur définition. N’empêche que grâce à ce premier échec, avec tes post-it, tu peux créer de superbes dessins pixelisés sur tes fenêtres…ah ok, pour toi la réussite c’était d’avoir réussi à créer un produit vache à lait…oui tu vois, mes réussites ne sont pas les tiennes.

On dit souvent qu’on apprends de ces erreurs, c’est aussi vrai de ses échecs. Dans un discours de remise de diplômes de Harvard, JK Rowling indiquait « l’échec m’a apporté une confiance qu’aucun succès scolaire ne m’a permis d’atteindre. Il m’a fait découvrir sur moi-même certaines choses que je n’aurais jamais pu apprendre par d’autres moyens. » Cet apprentissage se fait forcément dans la douleur, mais on en sort gagnant finalement. Nos échecs permettent de nous définir. Bien souvent quand on échoue c’est que nous n’étions pas faits pour nous engager dans cette voie. Parfois, on le savait et on s’est juste laissé surprendre par la vie, d’autres fois on apprend sur nous-mêmes. Dans tous les cas, sur le moment on ne s’en rend pas compte mais cet échec nous appris sur ce que nous souhaitions faire et sur qui nous sommes vraiment.

Le plus dur après avoir vécu une situation d’échec, c’est de croire en soi. Et là encore, écoute la voix de la sagesse – oui la mienne – et dis toi que si tu as cru au Père Noël pendant 9 ans, à la petite souris collectionneuse de dents pendant 8 ans et aux lapins de Pâques pendant 7 ans, tu dois pouvoir croire en toi quelques minutes le temps de reprendre tes esprits et de reconsidérer les choses sous un angle rationnel. Dans ces moments, encore plus que d’habitude, il est impératif d’être entouré de personnes bienveillantes et drôles et motivantes -et qui t’accompagneront dans ta soirée Mojitos, Despé, reprise de la clope.

Ton futur te remercie. Photo de Gratisography sur Pexels.com

Ne perds pas ton ambition, au contraire, nourris la. Ne relativise pas ton échec, fais en la fondation de ta nouvelle idée. Ce n’est pas bon d’échouer, c’est encore pire de rester sur cet échec et de te bâtir ta vie en fonction de lui. Ta colère est un soldat, mets-la au service de ta volonté de réussir. Ton découragement ponctuel est la marque de tes combats passés, pas le symbole de ton futur. N’apprends pas à danser sous la pluie, fais en sorte d’être ton propre parapluie.

Personnellement, je n’ai pas raté mon permis de conduire, j’ai prêté attention à ce qui m’a surpris -un stop rouge vif- et j’en ai imaginé une interprétation pertinente – ma coordination physique était plus prête pour le dance floor que pour l’enchaînement oeil-cerveau-pied-frein….tu vois!

Enfin, comme dirait mon fils, « tu sais quand on dit que rien est impossible, bah c’est faux, moi si je veux, je fais rien »…tu vois rien de rien n’est impossible! Donne toi juste le temps -on reparlera d’apprendre à ne rien faire, ce n’est pas donné à tout le monde, cet enfant est un génie.

Elargis ton champs des possibles, oublies tes échecs passés concentre toi sur tes réussites futures.
Photo de Porapak Apichodilok sur Pexels.com

Tu as largement assez réfléchi à tout ça, je te rappelle qu’une recente ėtude américaine a conclu que plus ton cerveau était actif et plus ta durée de vie pouvait être courte – le comble c’est que c’est un professeur de génétique et de neurologie à l’école médicale d’Harvard qui l’a menée. Voilà voilà, j’ai commencé par te parler échec, je conclus donc sur une note plus joyeuse -cela dit qu’est ce qu’on va se marrer quand il restera plus que nous!

Enjoy ton vendredi, stay tuned on se voit sûrement ce week end au moins sur insta.

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